Paroles de la Marseillaise !

La Marseillaise
Rouget de Lisle chantant la Marseillaise pour la première fois à l'hôtel de ville de Strasbourg.
Rouget de Lisle chantant la Marseillaise pour la première fois à l'hôtel de ville de Strasbourg.

Hymne national de Drapeau : France France
Autre(s) nom(s) Chant de guerre pour l'armée du Rhin
Paroles Rouget de Lisle
1792
Musique non signée
Adopté en 1795
Fichiers audio

La Marseillaise est un chant patriotique de la Révolution française, adopté depuis lors comme hymne national par la République française.

Écrite par Rouget de Lisle en 1792 pour l'armée du Rhin à la suite de la déclaration de guerre de la France à l'Autriche, La Marseillaise est, à l'origine, un chant de guerre révolutionnaire et un hymne à la liberté. Ses paroles consistent en une exhortation au combat pour la victoire et le salut de la révolution, et la libération des peuples de l'empire. Elle a été adoptée comme hymne national français une première fois le 14 juillet 1795, puis définitivement le 14 février 1879, hormis sous le régime de Vichy, qui lui substitue Maréchal, nous voilà ![1]. La Marseillaise fut décrétée chant national le 14 juillet 1795 (26 messidor an III) par la Convention. Elle fut interdite sous l’Empire et la Restauration, puis remis en valeur lors des Trois Glorieuses, les 27-28-29 juillet 1830. Berlioz en élabora une orchestration qu’il dédia à Rouget de Lisle. La IIIème République en fait un hymne national le 14 février 1879 et, en 1887, une "version officielle" est adoptée. Le 14 juillet 1915, les cendres de Rouget de Lisle sont transférées aux Invalides. Le caractère d’hymne national est à nouveau affirmé dans les constitutions de 1946 et de 1958 (article 2). Sous son mandat de Président de la République française, Valéry Giscard d’Estaing a fait diminuer le tempo de la Marseillaise afin d’atteindre le rythme original. Par conséquent, la Marseillaise jouée actuellement est une adaptation de la version officielle de 1887.

 

La Marseillaise (adaptation de la version officielle de 1887)

Lien : http://www.assemblee-nationale.fr/12/evenements/rouget-de-lisle/marseillaise-paroles.asp

Paroles de La Marseillaise

 



REFRAIN

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur...
Abreuve nos sillons !

 


 

COUPLETS

I

Allons ! Enfants de la Patrie !
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé ! (Bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils, vos compagnes
Aux armes, citoyens ! Etc.

II

Que veut cette horde d'esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (Bis)
Français ! Pour nous, ah ! Quel outrage !
Quels transports il doit exciter ;
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage !
Aux armes, citoyens ! Etc.

III

Quoi ! Des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! Des phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (Bis)
Dieu ! Nos mains seraient enchaînées !
Nos fronts sous le joug se ploieraient !
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !
Aux armes, citoyens ! Etc.

 

IV

Tremblez, tyrans et vous, perfides,
L'opprobre de tous les partis !
Tremblez ! Vos projets parricides
Vont enfin recevoir leur prix. (Bis)
Tout est soldat pour vous combattre.
S'ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produira de nouveaux
Contre vous tout prêt à se battre.
Aux armes, citoyens ! Etc.

V

Français, en guerriers magnanimes
Portons ou retenons nos coups !
Épargnons ces tristes victimes,
A regret, s'armant contre nous ! (Bis)
Mais ce despote sanguinaire !
Mais ces complices de Bouillé !
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !
Aux armes, citoyens ! Etc.

VI

Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs !
Liberté ! Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (Bis)
Sous nos drapeaux que la Victoire
Accoure à tes mâles accents !
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !
Aux armes, citoyens ! Etc.

 

COUPLET DES ENFANTS

Nous entrerons dans la carrière,
Quand nos aînés n'y seront plus ;
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus. (Bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre.
Aux armes, citoyens ! Etc.
Enfants, que l'Honneur, la Patrie
Fassent l'objet de tous nos vœux !
Ayons toujours l'âme nourrie
Des feux qu'ils inspirent tous deux. (Bis)
Soyons unis ! Tout est possible ;
Nos vils ennemis tomberont,
Alors les Français cesseront
De chanter ce refrain terrible :
Aux armes, citoyens ! Etc.

 

 

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